Analyse profonde de la presse féminine

Je préviens : aujourd’hui je suis mal lunée. Je suis partie de chez moi avec ma jupette il s’est mis à flotter alors que je n’avais pas fait 50 mètres, comme j’étais en retard je n’ai pas eu le temps de remonter mettre un jean; puis WordPress n’a conservé qu’une partie de ce billet que j’avais écrit hier soir, il m’a juste gardé les tags, l’image et les textes SEO et quelques phrases écrites hier dans le métro. Putain. J’ai juste envie de tout envoyer en l’air, tout m’emmerde. Je réécris quand même cet article de blog parce 1/ j’ai que ça à foutre (enfin, façon de parler) 2/ je me sens inspirée malgré tout.

Nous (enfin surtout moi) allons aujourd’hui parler des torchons de la presse féminine. Le fait que je sois de mauvais poil n’altère pas mon jugement sur ces revues. Même quand je suis dans un bon jour je n’aime pas ces magazines.

Rapide état des lieux :

couvertures magazines feminins

Les thèmes récurrents de ces revues :

Les régimes = à croire qu’on est toutes grosses. Puis même si c’était le cas, pourquoi nous culpabiliser? La presse féminine ne dit pas que les mecs n’aiment pas les sacs d’os et les filles qui pinaillent au resto. C’est pas bon de partager une bonne raclette un soir d’hiver?

Le sexe = on doit être toutes nulles au pieu pour que la presse s’immisce ainsi dans notre lit. Puis parfois c’est le mec qui est nul pas dans un bon jour, alors là, THE  quouestionne: faut-il simuler? (Si si, regardez en bas du Jeune et joli).

La drague = ben oui, vu qu’on est un mauvais coup, on rame à trouver un mec. Notre réputation nous précède.

Les vacances = vu qu’on n’a pas de mec, autant se remonter le moral à la plage (car oui, les magazines féminins n’envisagent pas une minute qu’on puisse partir en Finlande par exemple). En plus, puisque personne ne nous connaît, on a un espoir de baiser.

Se faire belle (pour un mec en plus, même pas pour nous) : Donc les moches ne peuvent pas pécho? Un mec ne nous aimera pas au naturel? Est-on obligée de se plier aux diktats de la beauté pour séduire? N’y a-t-il que la beauté qui compte? Et le charme, l’humour, l’intelligence, la répartie et j’en passe? Pour moi en plus, la beauté c’est naturel, ce n’est pas sous 3 couches de fond de teint.

Oui, je vous ai dit, je suis de mauvaise humeur, et tout m’emmerde.

J’ai eu lu avec intérêt cette presse entre 16 et 21 ans. Après, je suis devenue lucide. Ou moins naïve, tout dépend du point de vue. J’ai eu aimé lire ces articles qui donnaient des conseils pour aller choper des mecs, comment faire pour en récupérer un, comment lui faire oublier son ex, comment le rendre fou au lit (ça c’était plus vers 16 ans, à 18, j’avais appris par moi-même). Et puis un jour tu te rends compte que tout ça, c’est bullshit.

Tu n’as pas besoin d’être squelettique pour trouver un mec, bien au contraire. Ils aiment aussi manger des glaces devant Grey’s Anatomy Dexter. Leur ex, s’ils ne sont plus avec, c’est qu’ils l’ont déjà oubliée, pas besoin d’avaler pour ça. La drague, même si t’es maladroite, ils trouvent ça mignon. Ça peut même devenir une stratégie. Les vacances, si c’est pour revenir cramée et avoir mal partout, non merci. Je me sens tellement mieux dans les forêts de Finlande (même s’il n’y a ni 3G ni wifi).

Ce qui m’énerve aussi, c’est ce ton frivole avec lequel sont traités tous les sujets, en particulier celui de la « culture » (les guillemets sont importants). Si, on peut lire Baudelaire à la plage, même si les cris incessants des gamins et le connard qui secoue sa serviette pleine de sable sur ta gueule n’aident pas à la concentration. Les pages « culture » font l’apologie de mecs qui écrivent des livres (mais ne sont pas des écrivains) ; de Guillaume Musso à Marc Lévy, tout le non-gratin de ce qu’on appelle littérature est encensé. Le niveau scolaire baisse, celui de la littérature aussi, je ne sais pas qui de la poule ou l’œuf a commencé, mais le fait est là.

Le problème, ce sont toutes ces filles qui s’identifient aux stéréotypes véhiculés par les magazines féminins et qui appliquent leurs « conseils » en adoptant le mode de vie photoshoppé prôné par les revues en pensant que c’est la vie normale. Peut-être que du coup ça l’est devenu. Mais comme vous l’aurez sûrement remarqué depuis 3 mois que je blogue, j’exècre ce qui est standard.

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23 commentaires pour “Analyse profonde de la presse féminine

  1. Ah ah ah ah ah… Excellent… T’en as gros sur la patate là 🙂

    Ces magazines sont tout simplement comme les émissions télé réalités ou comme tous ces reportages débiles que peuvent nous faire M6 ou TF1… Juste du sensationnel pour faire de l’audience, ou du « je vais vous apprendre des choses que vous savez déjà histoire de vous prendre pour des nouilles et ça va fonctionner ».
    Bref… Chacun ses égouts/dégoûts/ragoûts (et j’en passe), chacun ses couleuvres, tant que j’ai encore le choix de lire, entendre et/ou voir ce que je souhaite 🙂

  2. Bravo à toi Mademoizelle !

    Eh oui, c’est peut-être plus rassurant de tout cataloguer, et de se dire qu’une fille est une fille si ses préoccupations sont essentiellement de se nourrir sans gras ni sucre, de se faire les ongles et d’être bronzée…

    Moi j’aime la Bretagne, je déteste cuire au soleil, j’aime la bonne bouffe, le bon vin, et mon Mac (mon ordi, hein…).
    Alors, je dis f**k la presse féminine qui n’est pas du tout féminine, et f**k les stéréotypes 😉

    Et vive nous ! (bon bah oui, j’avais envie de le dire… Parce qu’en plus de ne pas aimer bronzer, j’aime bien ne pas me retenir de dire ce que j’ai envie)

  3. Épouse moi.

    Sérieusement, il serait temps qu’on réalise qu’il n’y a pas plus sexiste que la presse féminine. Les body Petit Bateau, à côté, c’est de la rigolade.

    En somme, on pourrait résumer tous les conseils délivrés par cette charmante pléiade en une phrase : « transforme toi en petite poupée pour mecs ».

    En sachant que je connais peu de mec qui apprécient les jolies connes. À part les beau gosses décérébrés, mais ça, ça ne compte pas.

  4. C sûr, une Mademoizelle Geekette qui blog, çachange des standards féminins… et ça donne un autre point de vue sur la presse féminine!!!

    ABE

  5. La pire raison, c’est que les meufs soient vraiment connes. Moins pire, c’est que des hommes payent des gens pour publier des merdes du genre pour rester en position dominante.

    Franchement c’est bourré de conneries mais pourquoi? Parce que c’est ce que demande le marché. On a ce qu’on mérite.

    Hier j’ai lu dans un ELLE de 2008 que la meuf ne dois surtout pas dire « mets-la moi », que ça fera débander le mec qu’elle a si durement chopé à la plage. Franchement vous pouvez toutes tester, si vous lancez un « mets-la moi », vous allez juste vous la prendre. C’est dingue d’écrire des conneries plus grosses que les culs de journalistes au régime qui écrivent ça.

    Je plussoie donc largement, sans toutefois aller jusqu’à la demande, ouais moi aussi suis anti-mariage, un comble. Au passage, dommage que Musso et Levy soient bien plus chers que du PQ.

    Par contre Misanthrope, les jolies connes ne sont pas appréciée que des bogosss (bogoss au pluriel) décérébrés. Les salauds adorent ce type de femmes, c’est un peu de la bonne chatte jetable 5tu peux pas rester avec elle est trop bête)

  6. Mouahaha ! J’adore quand Geekette est de mauvais poil !(poilue la Geekette ? t’as pas lu l’article sur l’épilation ? attends… grave… nous, les mecs, on ne SUPPORTE pas les poils).
    Bon, donc, je résume (en continuant mon portrait geek/non-geek), les geek(ette)s sont pâles, ventrus et nuls au pieux… Ben oui, si vous ne suivez aucun conseil de J&J ou Biba… je vais finir par me désolidariser…
    Sinon, Geekette, je suis certain que tu es l’exception qui confirme la règle. Epouse-moi (again).
    Et puis j’ai bien compris que t’es en manque de demandes en mariage alors, à nous tous, on essayer de compenser !
    Allez les mecs, soyez galants, demandez sa main à la Geekette ! (mais pas celle qui tient la souris, sinon elle est perdue…)

    1. Nan pas poilue, mais en même temps, si vous nous demandez de nous épiler, faudrait que vous soyez prêts à faire de même. (Suis pas de mauvaise humeur mais je me remets dans l’ambiance d’hier)
      Le problème de demander ma main, c’est que comme tu l’as si bien souligné, il y a une souris dans une, et mon iPhone ou un gâteau au chocolat dans l’autre, ça ne va pas être simple. Un jour, j’avouerai à M. Geekette que je blog en secret, et il sera pas content. En même temps…

  7. Je suis d’accord avec toi sur plusieurs points. Mais ce qui me gène essentiellement dans ce genre magazine, et même dans la vie de tout les jours, c’est à quel tout est de plus en plus superficiel, et ces magazines vont largement dans ce sens.

  8. Excellent article! Mais je te trouve pas assez de mauvais poil! Perso, mon discours est 5 fois pire au quotidien! Imagine la plaie quand une de tes ex amies (euh même plusieurs en fait… ceci peut expliquer pourquoi elles sont attribués du terme « ex » dorénavant!^^) était une adepte de ces magazines, et adoooooooooooorait le shopping. Toi, altruiste, l’amitié par dessus tout, l’accompagnait faire les magasins et obligeait de dire si c’était bien ou pas ce qu’elle portait (je n’ai aucune idée de ce qui est bien ou mal en vêtement) et de lui dire que non c’était pas la peine de chercher du 38, le 34 ça ira très bien… non tu n’es pas grosse, arrête (moi je fais 10 tailles au dessus, hein!!!)… oui c’est pas trop court…. non ces chaussures iraient mieux avec ta robe noire… quoi? ton problème le plus important c’est comment tu vas te fringuer ce soir? ….

    Arg! Heureusement je ne suis plus amie avec ce genre de filles et je suis très heureuse que ma meilleure amie soit une geekette comme moi… ça fait du bien.

    Avant les magazines et livres poussaient la femme à être parfaite pour son mari… ce n’est pas mieux maintenant, il déguise cela sous liberté sexuelle, mais le seul but à chaque fois, c’est de le faire pour les mecs.

    Bon elle est où cette tablette de chocolat que je la mange devant un petit film tranquillou? =)

    1. J’aimerais tellement une amie IRL qui se demande comment je peux mettre 600€ dans un Galaxy Note et pas dans des Louboutin.

      Mais comment rien n’a changé en fait en 50 ans! Comme tu dis, à en écouter la presse féminine, il faut s’épiler, s’habiller, baiser, pour faire plaisir à nos mecs et non pour nous!

      Puis le chocolat, c’est la vie.

  9. Article écrit en 2011 mais qui sensibilise toujours en 2014. C’est particulier de constater ce que les marques veulent nous faire croire pour que l’on consomme leurs produits. Soit mince, soit belle, préviens tes rides et parfumes toi , pas facile tous les jours d’être une femme 😉 .

    En même temps, l’image de la femme qui se doit d’être plus ou moins parfaite aliène de nombreux hommes qui, a force de considérer ce standard comme la norme, finissent par rester d’éternels célibataires , puisque éternellement a la recherche de Barbie. Enfin, il y a des hommes lucides , heureusement.

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