anonymat menacé sur le web

Google : leurs désirs font désordre (1ère partie)

Le débat sur l’anonymat sur le web est actuellement remis au goût du jour avec Google + et son désir que personne ne se cache derrière un pseudo. Inutile de vous préciser que je milite évidemment en faveur de l’anonymat.

Les média et les internautes s’étaient déjà offusqués il n’y a pas si longtemps du fait de la politique de la vie privée sur Facebook : pas de pseudos et photo de soi obligatoire. Bon, je suis inscrite sur le livre des faces depuis 2007, bien avant que tout le monde y soit, j’y suis sous pseudo et je n’ai jamais mis mon visage en photo de profile. J’ai dû passer au travers des mailles de Facebook.

Puis est arrivé Google + fin juin, et beaucoup s’y sont rués –j’en étais. Une fois tout ce petit monde inscrit et jouissant sans entraves de G+, Google a changé les règles : pas de pseudo, vrai nom obligatoire. Plusieurs personnes ont vu leur compte être désactivé. Je suis encore passée au travers du filet. Lucky me.

Face aux géants du web, qui ne cessent de se perdre en déclarations fracassantes du genre « Je pense que l’anonymat sur internet doit disparaître », dixit Randi Zuckerberg, directrice marketing de Facebook et sœur du PDG, ou encore Mark Zuckerberg : « Nous allons vers un monde de plus en plus transparent. Vous n’avez qu’une seule identité. Avoir deux identités de vous-même, c’est l’illustration d’un manque d’intégrité. »

Alors qu’ils tenaient là un argument pour faire concurrence à Facebook, Google ne fait pas mieux : « Les profils Google sont conçus pour être des pages publiques sur le web, destinées à aider à trouver de vraies personnes dans le monde réel », ou aussi Eric Schmidt plaidant pour la « une vraie transparence » et que « la vie privée n’est pas la même chose que l’anonymat. Si vous essayez de commettre un terrible crime, il n’est pas normal que vous puissiez le faire dans l’anonymat le plus complet ». Note personnelle pour toi Eric Schmidt si tu me lis: « Killing someone and blogging about your life are not the same. The difference may be slight for you, but exists. Bisous »

Il y a aussi un député français qui s’en est mêlé, Jean-Louis Masson. Il avait demandé en 2010 l’interdiction de l’anonymat sur les blogs. Mais bien sûr. Et la marmotte… Il demandait aussi l’e-mail, l’adresse postale et le numéro de téléphone. Et pourquoi pas le numéro de sécu, notre dernier bilan médical, le troisième nom de la grande tante au troisième degré du côté de mon cousin germain le plus jeune. Pour une fois, le gouvernement a fait un truc bien en ce qui concerne le web et a rejeté cette proposition.

Depuis le début de l’année, Internet a servi de relais pour les révolutions arabes, puis maintenant on accuse les émeutiers anglais de s’organiser, à tel point de David Cameron veut interdire les réseaux sociaux. Si l’autre psychopathe norvégien est passé à l’acte et a posé une bombe puis fusillé des jeunes c’est à cause des jeux vidéo, alors Call of Duty est désormais interdit en Norvège. On croit rêver. Allumez la télé et vous entendrez qu’Internet c’est le mal, qu’il faut protéger les enfants quand ils vont surfer, et blablabla.

Je crains que d’ici à quelques années l’anonymat du web ne soit qu’un lointain souvenir. Comme à chaque fois que le gouvernement (le nôtre comme les autres, le Patriot Act est un bel exemple) veut faire passer une loi de merde, ils créent une psychose et hop, le gens ont peur et deviennent demandeurs de cette loi. C’est la stratégie du choc.

Bien sûr, le problème de l’anonymat va bien plus loin que sur le web : les caméras de sécurité dans les lieux publics en sont un exemple, les artistes qui chantent ou écrivent sous pseudo en sont un autre. Mais je resterai concentrée sur le web pour les besoins de ce billet.

La seconde partie sera publiée prochainement.

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36 commentaires pour “Google : leurs désirs font désordre (1ère partie)

  1. 1) j’adore le titre ! bravo !
    2) le reste aussi… et j’approuve !
    3) je découvre la « stratégie du choc », merci MG
    4) Je sais pas où je veux en venir avec ces numéros au début de mes phrases
    5) il faut peut-être que j’arrête, mais c’est plus fort que moi
    6) au secours !
    7) d’un autre côté, ça fait mec organisé dans ses pensées
    8 ) mais limite maniaque
    9) ah, on approche de la dizaine
    A) surprise ! je suis en hexadécimal ! ben oui, on est sur un blog de geek !


    hum, pardon…

  2. Je preum’s !

    Tout à fait d’accord avec ton point de vue… En bloguant, on n’a pas forcément envie que le boss apprenne qu’on a occupé sans soirée dans un club libertin (cf …).

    Le web était le dernier endroit libre, où l’on pouvait s’exprimer tranquillement. C’est bientôt la fin. Heureusement, il reste la Quadrature du Net !

    Sans compter que sous couvert de transparence, et de sécurité, l’abandon de l’anonymat vise surtout à récupérer des données personnelles pour trouver de nouveaux clients (entre autres…).

    RIP internet. Je sens que Freenet va connaître un sacré regain d’intérêt…

      1. Je me suis tâté pour écrire « preum’s » et j’ai craint de ne plus être le premier à cause de la longueur de mon commentaire…
        Ca m’amuse terriblement de voir un commentaire « preum’s » en deuxième position !!!
        Oui, je suis taquin aujourd’hui.

      1. si tu veux, ok, ça calmera ma maniaquerie.
        et donc tu pourras supprimer mon commentaire de 13h49 🙂
        et aussi celui-ci…
        Qu’est-ce qu’on s’éclate sur MG !
        Toi aussi tu sens que je suis à fond dans mon boulot ?

  3. J’ai lu pas plus tôt que ce matin qu’on est deja tous soumis au Patriot Act a partir du moment ou on utilise un service américain (Google, M$, Yahoo, Facebook) et que c’est à cause de ça qu’il veulent supprimer l’anonymat (ça réduit les cout, puisque plus besoin de demande a ton FAI ton nom et ton adresse)
    Apres j’assume plutôt ce que je fait sur internet, et j’utilise mon vrai nom sur FB/Twitter/G+ (Pas sur mon blog, vu que je reposte sur les réseaux sociaux, c’est comme si)
    J’en reviens a la phrase de Mr Schmidt, si vous ne voulez pas que quelque chose se sache sur le net, commencez par ne pas le poster (Et tant qu’a faire, évitez aussi les amis qui poste n’importe quoi en vous taguant dessus!

    Je suis pas pour la suppression de l’anonymat, certaines personnes ne pourrait plus rien poster sur le net (Blog de médecins, infirmière, avocat qui ne peuvent révéler leur identité, sous peine de briser le secret professionnel), mais je pense que dans la limite où on ne poste rien qui puisse nous être dommageable, y’a pas grand chose a craindre.

    De toutes façons, ma vie étant intiment lié à l’internet, ça change rien pour moi, et je suis pas le seul dans le cas!

    1. Je suis d’accord avec toi sur le fait de ne pas publier ce que tu ne veux pas qu’on découvre. J’en ai fait un principe depuis bien longtemps. Je passe d’ailleurs pour une chiante auprès de mes potes quand je leur hurle dessus que je ne veux pas être tagguée ni avoir ma tête sur Facebook.

      Cependant, on devrait conserver le droit à l’anonymat. Je te dirai pourquoi dans la 2ème partie, mais entre autres les blogs de fonctionnaires en font partie.

      Puis tout ce que je dis sur MG je le dis IRL, mais je sais à qui je le dis. J’évite de clamer certains trucs au boulot ou à table chez mes parents 😉
      Ma vie est aussi liée à Internet, mais j’ai 2 identités. (Je pense qu’à terme je serai schizophrène)

    2. J’en reviens a la phrase de Mr Schmidt, si vous ne voulez pas que quelque chose se sache sur le net, commencez par ne pas le poster

      Contre exemple, tu te vois publier sur Doctissimo « J’ai le bout de gland qui saigne après la sodomie, c’est grave » signé de ton vrai nom ?

      Ce type de forum aide beaucoup de gens, qui n’oseront pas toujours consulter et avoir une personne en face d’eux qui, pensent-ils, va les juger. Et ça peut aussi servir à expliquer un diagnostic écrit en jargon, quand ton médecin te croit trop con pour développer… (ça sent le vécu)

      C’est un exemple, il y en a d’autres. Mais je pense que la force d’internet, c’est de permettre à tout le monde de publier des choses intéressantes et utiles aux autres sans forcément se mettre en avant.

      D’autre part, tu peux aussi avoir envie de causer politique avec d’autres gens sur le net. Mais il y certains milieux où tu risques de te griller, s’il est de bon ton d’être d’un bord et que tu es de l’autre, et que tes opinions sont étalées à la vue de tous…

      Il ne s’agit pas d’assumer ou pas, il s’agit de se protéger (et aussi de protéger son entourage, parce qu’un nom de famille…)

  4. Tout cela est une question de liberté et donc de choix personnel ! Pourquoi empêcher ceux et celles qui veulent rester anonymes ?? Ça m’énerve ça, on va finir par n’être plus libre de rien dans cette société (à moins que ce ne soit déjà le cas…?). Je suis pour la liberté, le civisme et donc le respect des autres.

  5. Très bonne 1ère partie de post.
    Je suis pour l’anonymat et d’ailleurs sans l’anonymat, nous aurions loupé beaucoup de grand artiste. L’anonymat est un droit, notre identité nous appartient à nous seul et à personne d’autre, nous n’avons aucune raison de la divulguer si nous ne le souhaitons pas.

    Je considère que si les gouvernements décident d’interdire les pseudos, alors il faudra que les artistes aussi se voient retirés ce droit à s’appeler autrement que par leur vrai nom et prénom (désolé pour messieurs Smet, Benguigui et compagnie qui pour avancer dans leur carrière ont décidé de changer de nom !).

    Sus à l’ennemi, politiciens et commerciaux pourris qui n’ont rien d’autres à foutre qu’emmerder le monde au lieu de bosser pour NOUS !!!!

  6. Je ne vois pas en quoi l’anonymat les dérange :
    Si ils ont besoin d’avoir notre vrai nom (en cas de crime, de terrorisme…) il demande aux FAI, à Facebook sous le contrôle d’un juge et hop !
    Bien-sur si la personne a été assez maline pour brouillé les piste numériques, ce n’est pas une loi sur l’anonymat qui va l’arrêter…

  7. L’anonymat systématique est gonflant. Qu’on ne veuille pas que son collègue de boulot voit ses billets sur ses histoires de cul ok.

    Qu’on soit tout le temps anonyme sur tout est par contre maladif. J’ai des potes qui sont en pseudo sur Viadeo. Faut pas déconner. Par ailleurs, si je comprend que l’on puisse ne pas vouloir s’exposer sur Facebook, ce réseau est à la base fait pour centraliser tout sur une personne. Ils sont donc libres de choisir l’usage qu’ils veulent donner à leur produit. Pour ma part je refuse systématiquement les gens sous pseudo sur facebook, à moins de les connaitre déjà ailleurs, par exemple sur leurs blogs.

    De même, sous un autre aspect, voir des types sous pseudo insulter des gens sous leur vraie identité sur des forums est gonflant et lâche.

    1. Je suis d’accord qu’il vaut mieux ne pas être sur Viadeo que l’être sous pseudo. Je saisis mal l’idée aussi.

      Insulter les gens en étant sous pseudo est tellement facile. Je me doute que ce sont ces mêmes gens qui en dénoncent d’autres aux impôts. La lâcheté à tous les niveaux.

      Mais l’anonymat aide aussi les langues à se délier sous certains forums médicaux par ex, ou des fonctionnaires à tenir des blogs pro sans trahir leur devoir de réserve.

  8. Je ne comprends pas ce débat entre l’anonymat et l’identité sur le web. Très honnêtement, si je veux rester anonyme sur les réseaux sociaux, quel intérêt de créer un compte alors. Ayant plusieurs fois eu des problèmes avec des faux profils (empruntant des noms de personnes que je connaissais) je préfère que les gens soient identifiables. Si on se plaint (à juste titre) de l’intrusion dans sa vie privée, nul besoin de poster sur facebook tout un tas d’informations propres à vous identifier.
    A partir du moment où je créé sur Facebook un profil, j’engage une partie de ma vie (celle que je veux laisser voir) et je m’expose sur la place publique (je te rejoins sur le tagage des photos). Bref, si je veux rester anonyme, je n’utilise pas ce type de medium et j’attends que des projets type Diaspora prennent de l’ampleur.

    Quant aux blogs et autres plateformes de discussion sur lesquels je me promène, combien de troll qui n’apporte rien au débat, voir qui postent des commentaires qu’ils n’oseraient pas assumer à visage découvert.
    Il y a bien longtemps que je suis prudent avec Wikipédia qui cache des personnes qui promeuvent ou critiquent des faits pour des raisons politiques, religieuses ou économiques (le cas de Halo 3).
    Il n’y a qu’à voir sur certains fora américains universitaires la manière dont la théorie de l’évolutionnisme est présentée par de soi-disant spécialistes proches de mouvements religieux fondamentalistes.

    Quand à la stratégie du choc, hum … Bien que sympathisant de l’alter-mondialisme, cet ouvrage est plutôt embarrassant.

    Dégager une structure, un principe d’explication parcourant le présent est toujours intéressant (et c’est le propre à tout ouvrage de philosophie politique). Néanmoins, cela n’arroge pas le droit à l’auteur de tordre la réalité.

    Milton Friedman, mis en exergue tout au long de l’ouvrage, et ses neo-cons (j’assume cette abréviation) n’ont jamais prônés la guerre en Irak. Il est à l’inverse assimilé aux libertariens américains (aile droite) qui préfère l’isolement à l’interventionnisme extérieur.
    Friedman est plutôt proche d’un Roosevelt, interventionniste sur le plan économique que d’un Georges Bush. Il reconnaît, certes de façon critique
    Je rappelle que Friedman est l’un des théoriciens de « l’impôt négatif » qui a donné en France la prime pour l’emploi. En ce sens, il a été critiqué par les « libéraliste » pur souche

    Quant à l’idée que les chocs naturels ou provoqués sont récupérés par les classes politiques, c’est une évidence (qu’elle a néanmoins raison de rappeler). C’est une idée si communément admise en philosophie politique qu’elle est devenue de Machiavel à Hannah Arendt un truisme.
    Dans le cas de Thatcher, l’idée qu’elle ait déclenché la guerre des Malouines pour occuper l’esprit des pour masquer le manque de popularité des réformes économiques est une contre-vérité. Elles étaient au contraire plébiscitées (malheureusement) par la population anglaise.

    En fait, les crises économiques, originelles ou entretenues, montrent plutôt un retour à « l’Etat providence » plutôt qu’à une promotion de la dérégulation catastrophique totale des marchés.
    L’exemple de la crise Argentine et de l’adoption forcée par le FMI de la « convention de Washington » dans ce pays au tournant de l’an 2000 est considéré comme l’exemple le plus criant que la dérégulation du marché en cas de crise constitue la pire solution. Et qui fut le plus grand critique de l’action du FMI avec Stiglitz ? Friedman !!! Tiens, tiens.

    Bref, le développement conjoint ou consanguin de la libéralisation des marchés et du développement des dictatures ne résiste guère à l’épreuve des faits (Soeharto, Pinochet, Corée du Nord …). Plus proche de nous, et avec le recul des siècles, l’exemple des provinces unies (néerlandaises), promoteurs du capitalisme, montre qu’ils furent également un ilôt de tolérance et de promotion « sociale » (avec les réserves dues au contexte historique) au sein de l’Europe (avec la contrepartie extrêmement négative de l’impérialisme certes).

    Bref, quand on voit la rigueur et la prudence d’un Max Weber ou d’un Schumpeter (qui pourtant s’opposait sur bien des thèmes), on serait tenter de penser que l’économie, domaine si important qu’elle fut, ne détermine pas toute la réalité historique. Or, Klein n’a pas réalisé un ouvrage d’économie démontant les rouages (ô combien terribles) de l’ultra-libéralisme mais un essai prouvant les conséquences de celui-ci sur le terrain. Quand on se place sur le domaine de la réalité, il faut s’y tenir.

    Je pense que cet ouvrage (aussi intéressant qu’il soit théoriquement) rend un bien mauvais service à l’alter-mondialisme car elle tend à discréditer le mouvement en exposant une théorie si fragile.

    1. je suis d’accord, si je veux rester anonyme, je m’inscris pas à des sites où je dois fournir mes informations personnelles. Mais en même temps, rien nous empêche d’utiliser des pseudos et d’être anonyme sur le web pour des différentes raisons. On peut toujours créer un compte facebook avec un faux pseudo, on est libre de faire ce que l’on veut. Il y a beaucoup de journalistes et d’écrivains qui signent avec un faux noms (dans les journaux, des ouvrages..), pas peur des représailles mais ils aiment écrire dans l’ombre. Ce qui m’agace le plus, c’est les gens qui s’inscrivent partout de leur propre gré avec leurs vrais noms, emails et ensuite ils se plaignent d’être trop exposés. Le web devient de plus en plus vaste, et peu de gens possède la culture d’identité numérique.

      Bien que j’ai pas lu « la stratégie du choc’, des petites recherches sur internet m’ont permit de retrouver l’auteur, Klein. Les journalistes sont connus, pour les plupart d’entre eux, de décrire les situations sur le terrain sans vraiment expliquer les raisons voire même les conséquences (en détails). non pas parce qu’ils n’osent pas, mais parce qu’ils maîtrisent pas vraiment le sujet. informer, signifie pas analyser. Le but? d’influencer les gens, de détourner leurs regards…un certain Chomsky appelle cette dérive: « les mass-medias ». je me méfie toujours des essaies socio-éco-politiques.

  9. La question de l’anonymat sur internet est énorme, tout simplement parce que l’internet n’oublie rien.
    Je ne sais pas aujourd’hui si je penserai la même chose dans 10 ans, et ce que je pense aujourd’hui ne plaît peut-être pas à mon employeur de demain.
    Quand je fais l’idiot en boîte de nuit pendant les vacances en dansant comme un chihuahua cocaïnomane, il n’y a pas une pancarte au-dessus de ma tête avec mon nom, âge, situation maritale, adresse, n° de téléphone, etc. (tant qu’un fan ne me prend pas en photo avec son mobile pour publication Facebook, évidemment)
    Tant que la vidéosurveillance – pardon, vidéoprotection – ne stocke pas définitivement les images, on passe plus facilement incognito IRL !

  10. Bonne analyse d’un mouvement qui commence à en agacer beaucoup sur la Toile, y compris ma pomme ( http://www.ptitlu.org/2011/07/25/facebook-google-et-la-fin-des-pseudos/ ), et s’étend même au-delà du petit monde des gens sensibilisés aux enjeux de ce besoin. TF1 aura beau faire peur à Mme Michu, certains non-internautes-frénétiques perçoivent la nécessité d’un anonymat autorisé. Espérons que ça fasse boule de neige.

    Mlle Geekette : officiellement, on dit à présent « vidéo protection ». Si si, ça change tout, progressivement et insidieusement : http://www.ptitlu.org/2010/09/08/semantique-les-cameras-dans-loppsi-2/

    Message pour jjjjeeeeffff : il y a un excellent (et effarant) documentaire sur la Stratégie du Choc et ce que ça a déjà occasionné dans de nombreux pays. Si tu ne le trouves pas, contacte-moi. Pour ta culture personnelle bien évidemment 😉

    1. Bien sûr, sous couvert de sécurité, on en fait des choses. Ils maintiennent la peur du terrorisme, des voleurs, du loup pour passer en douce des lois liberticides, mais « c’est pour notre sécurité ».
      Oui, je suis très théorie du complot.

  11. et si on commençait un peu à assumer ce que l’on fait, si l’on devenait enfin adulte, et si l’on acceptait enfin d’être tout simplement responsable.

    C’est facile de se planquer, pour tout un tas de bonnes (????) raisons, mais franchement, assumer, c’est bien.

    Oui, je sais, c’est dur d’accepter que l’on fait les cons en boite et que l’on reprend le volant bourré, c’est dur d’admettre que l’on blog en cachette, et ainsi de suite…. mais faut grandir (:

    C’est fou cette société ou les gens sont coupables, mais pas responsables.

    1. Je campe sur ma position, tu ne peux pas tout dire à tout le monde. Tu peux avoir envie de dire des conneries sur le web sans que ton père ou ton boss soient au courant. C’est juste que ces conneries que tu assumes IRL tu sais à qui tu les dis, alors que sur le oueb, ben…
      J’assume parfaitement mes opinons IRL (du coup je passe pour une asociale tu vois) mais c’est comme les blagues, on peut rire de tout, mais pas avec tout le monde.

      1. Bah, à ce moment là, tu ne sors pas de conneries ou de trucs dans le genre.

        Je pense que l’anonymat est un pretexte pour se permettre un peu et n’importe quoi, et c’est en cela que cela me dérange.

        D’un autre côté, si je dis une connerie qui ne plait pas, tant pis ! On ne peut pas plaire à tout le monde.

        Cette façon que les gens ont de vouloir tout sectoriser, classifier, ranger, mettre un masque pour le boulot, un pour le couple, un pour les sorties, et ainsi de suite… C’est de la « schyzo », ou pas loin.

        Si je lâche une connerie sur la toile, je me débrouille pour y ajouter un truc qui pourrait adoucir la chose. Après, bah si cela dérange… Les plus gênés s’en vont et cela me permet de faire aussi le tri dans la meute.

        Mais je reste persuadé que l’anonymat, tel qu’il est pratiqué de nos jours, c’est faire le lit des big brothers et consort.
        Plus tu vas chercher à te cacher, plus on va traquer pour savoir ce que tu veux cacher, et pourquoi, et ainsi de suite.
        Sympa comme vision du net, non ?

        J’affiche haut e fort que je n’ai rien à cacher, et en plus de dix ans de surf, je n’ai pas eu de soucis, ni en privé, ni au boulot. Quid ?

        1. Je ne partage pas du tout ton opinion, Stéphane !
          Les Big Brothers, on les contourne justement grâce à l’anonymat ! (autant que faire se peut).
          De même, les gouvernements n’ont aucun droit de regard sur ce que je PENSE.
          Oui, dans une société idéale où on tolérerait les idées divergentes, où un employé « différent » qui travaille autrement, apporte une valeur non quantifiable serait dûment accepté, où un malade ne serait pas mis à l’index… dans cette société, pas besoin d’anonymat.
          Mais tant que les hommes resteront les hommes, il faudra un peu se cacher.
          « Pour vivre heureux, vivons cachés ! »
          « L’enfer, c’est les autres »

          1. Je vais être idéaliste, mais il ne tient qu’a nous que les choses changent.

            Il suffirait d’arrêter d’avoir peur des différences. Un cancer, ce n’est pas contagieux, pourtant, on évite les cancéreux comme la peste. Ceci n’est qu’un exemple, je pourrais en citer des centaines.

            Ensuite, je reste sur mes positions sur le fait d’être responsable. Faire la fête, ok, mais faut assumer : ne pas prendre le volant derrière…

            Et si ton employeur (actuel ou futur) vois des photos de toi, et bien quoi ? Tu fais la fête, tu l’assumes, et cela ne t’empêche pas d’être pro dans ton boulot ? Si ? Alors, c’est un autre soucis…

            Et puis franchement, avec l’informatique, vous y croyez encore à l’anonymat ? Moi je suis idéaliste, mais là, y’en a un paquet qui pensent que le Père Noël fait partie de ce monde. Car s’il existe bien un secteur sur le quel on est tracés, fichés, c’est bien l’informatique.

            Enfin, vouloir parler de société idéale, et se dire, « ouais bah de toutes les façons, je vois pas pourquoi moi je ferais un effort alors que les autres ne font rien », c’est bien pratique pour détourner les yeux. Mais cela n’avance en rien.

            L’enfer ce n’est pas autres, car les autres, c’est nous tous. L’enfer, c’est ta façon de penser, sa façon de penser, notre façon de penser. Oui, ça c’est l’enfer. IL parait que nous sommes une race intelligente. Ah ?

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