la fievre du samedi soir

L’angoisse du samedi soir

Il fût un temps maintenant assez lointain où le samedi soir était dédié aux sorties. Je me devais de ne pas être chez mes parents un samedi soir. C’était une loi.
Restos, boîtes, copines, mecs, rentrer dormir -mais alors tard, ne pas rentrer -mais alors ne pas rentrer trop tard le dimanche, mais surtout ne pas rester à la maison. Dès le jeudi soir, où parfois débutait le cycle de soirées, je me mettais en quête de ce que j’allais faire le samedi. Oui, j’ai parfois un petit côté « stressé » quand je vois un grand vide ou une trop grande incertitude dans une situation donnée. Bref.

Il se trouve qu’entre 17 et 23 ans, j’ai réussi à combler tous ces samedis. Après tout, mes amis étaient dans le même cas de figure et du coup nous nous voyions chaque semaine. La volonté d’appartenir à un clan, de ne pas en être exclu aussi sûrement.

sortir samedi soir

Puis j’ai rencontré M. Geekette. Il a quelques années de plus que moi, il travaillait déjà alors que j’étais encore étudiante. Si les premiers temps euphoriques du début de relation nous sortions tout le temps, lorsque l’on s’est installé, nous avons commencé à inviter nos amis, à faire des soirées plus tranquilles. De plus en plus tranquilles.

Tellement tranquilles qu’un samedi soir alors que nous dînions en amoureux à la maison, je me suis rendue compte 1/ qu’on était samedi 2/ que ça faisait plusieurs samedis que l’on restait chez nous à regarder un film, une série, à discuter, à baiser. Je ne me souciais plus du tout de ce que j’allais faire de mon samedi soir.

Mr. G. m’a dit que c’était l’âge. Oui, il aime bien me rappeler le temps qui passe.

J’ai ensuite terminé mes études, travaillé, et ne comprends pas comment font les gens qui bossent pour sortir les samedis soirs. Maintenant à 23h le vendredi je suis déjà morte, et le samedi je ne demande qu’à faire la loque. Bon, je sors tout de même hein, mais c’est fini les soirées dehors jusqu’au bout de la nuit. J’ai mis 2 jours à me remettre de ma soirée en boite d’il y a quelques semaines. Puis je vois qu’autour de moi, c’est pareil.

Comme l’a souligné récemment l’un de mes potes, « nous mettre notre race, ce n’est plus de notre âge ». Il est vrai que les dernières fois où j’ai bu un peu, j’étais à jeun et c’est vite monté et il paraît qu’il faut que j’arrête Twitter quand j’ai bu.

Finalement, c’est pas plus mal de rester chez soi à rien faire. Mais bon, ce n’est pas pour autant que je suis en forme le lundi matin. A l’ouest je suis.

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19 commentaires pour “L’angoisse du samedi soir

  1. Sortir n’implique pas de sortir jusqu’à « pas d’heure ». Des collègues et moi parlions de nos soirées respectives, je sortais quatre ou cinq soirs sur sept et pour elles les sorties étaient rares, elles se demandaient comment je faisais pour rester d’attaque au boulot… En creusant un peu, elles étaient encore devant la télé quand je me couchais et elles se couchaient pluss tard que moi.
    Mes soirées : concerts, théâtres, bistrot… Jamais en boîte. Et sortir n’implique pas non plus de boire outre mesure…

  2. Mdr, c’est l’jeu ma p’tite Lucette 😉

    Par contre, je me pose la question suivante : que se passe t il sur Twitter lorsque tu es bourrée ? 😉

    Quand je pense que nous ne nous couchons rarement avant 1h du mat, tu te fais plus vieille que moi hey 😉

  3. Attention, message du vieux de service :
    Et avec des enfants, c’est pire !
    Oui, parce que :
    1) ils dorment en général pas quand tu voudrais
    2) moins ils dorment, moins tu dors
    3) moins tu dors, moins tu sors
    4) moins ils dorment, moins tu trouves de kamikaze pour les garder…

    Bref, je sais pas si dans ton planning de geekette active tu prévois de faire des enfants, mais sache que ça va pas t’aider à te mettre ta race.

  4. Finalement, moi je sors globalement + que plus jeune. C’est pas que je sortais pas, mais je faisais un peu comme toi, oui le vendredi ou le samedi jusqu’à bien tard… Jusqu’au jour où je me suis rendu compte le vide interstellaire que certaines soirées passées à sortir juste pour sortir me procurait.

    Maintenant, avec ma chère et tendre, on fait rarement des folies jusqu’à 5h du mat’, mais on sort souvent voir des amis, où l’inverse, et ça me perturbe pas un brin. Finalement c’est plus enrichissant ^^

  5. Mon mec a gardé un vieux complexe du samedi soir, plus réticent à l’idée que je sorte sans lui ces soirs-là alors que depuis très très très longtemps il n’y a plus de différence entre un samedi et les autres jours de la semaine (avec un bébé, on se lève quoi qu’il arrive tôt ouais c’est l’angoisse)

  6. Apparemment c’est plutôt normal, quand je lis les commentaires et quand je regarde ma vie à moi.
    C’était la même chose pour moi, il me paraissait inconcevable de rester à la maison un samedi soir ! Le vendredi passait encore, mais le samedi ! Et le jour de l’an ?? Jamais je n’aurais imaginé passer un jour de l’an à la maison !
    Combien de fois suis-je sortie le samedi soir alors que j’allais bosser le dimanche. Aujourd’hui je ne peux plus le faire, je suis une vraie lavette le lendemain de sorties…
    Maintenant on passe la plupart de nos WE chez nous (surtout l’hiver) et il nous arrive d’en faire de même au jour de l’an !
    Mais au final, c’est plutôt quelque chose que j’apprécie.

  7. Bah ouais, malheureusement je pense aussi que « c’est l’age »..
    Si tu vis bien avec, tant mieux. Moi par contre, ça m’angoisse à mort de pas sortir un minimum. genre au moins aller bouffer chez des potes…
    A chaque fois que je passe un week end à la maison, je me dis : putain je viens de passer un week end de vieux con à rien foutre !

    sauf en ce moment, ou je passe mes week end à poncer / peindre / enduire / trouer… bordel que c’est l’accès à la propriété ! « vous allez voir c’est super » qu’ils disaient . :s

      1. on le paie le lendemain ?
        en dormant jusqu’à 16h du matin?
        mais c’est le kiff absolu ça! se lever après midi avec les cheveux qui poussent à l’envers , c’est ça la vie!

        ps: je fais un pot de départ dans un resto boite et c’est soirée disco… vais me suicider avait de rentrer je crois.

        et non c’est pas très très lol -_-

          1. na tu te trompes te dis-je !! non mais >.<
            le second degré c'est pas quand tu tournes le bouton de la cuisinière sur 2…

            tu vois que vous savez ce que c'est d:
            (hop smile a l'envers, prends ça dans ta gueule)

          2. houuuuu le coup bas !
            ça y est quand on a plus d’arguments, on devient méchant.
            je m’en vais comme un prince !

      2. mais qu’est ce que je fous là… mais qu’est ce que c’est que ce spectacle…

        « mitraillette à droite mitraillette à gauche ».
        mais quelle merde

        et le pire c’est qu’à 30ans j’ai pas de blog. ce soir je me rend compte que j’ai raté ma vie. enfin, je peux au moins me consoler en me disant que j’ai pas d’iphone.
        Mouaaahahahaaahaaaaa

  8. J’ai bien connue la tradition ancestrale où plus jeune tu te jures de te mettre une race chaque week-end.
    Mais finalement quand tu goûtes aux soirées plus soft, qui te permettent de voir (lucide) tes vraies amies qui t’apportent de la joie, du plaisir, des rires sous une ambiance musicale qui justement te rappelle tes soirées extrêmes http://www.deezer.com/playlist/253308771 avec la gueule de bois en moins c’est tout net !! 🙂

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