Je vous ai déjà parlé de mon joli petit appartement sous les toits dans lequel je me suis installée après mon divorce.
J’adore le quartier, la vue sur les toits, mais… j’ai eu la mauvaise surprise d’avoir des infiltrations de toiture et, sous les fenêtres de toit, quelques semaines seulement après mon emménagement, et, plus tard, celle de constater que le toit n’était pas du tout isolé. J’ai donc froid l’hiver, et chaud l’été. J’ai réalisé après l’écriture de ce billet que je m’étais déjà plainte en août dernier pour exactement la même raison.
Ces jours-ci, il fait vraiment très chaud. Encore plus que l’année dernière. Un épisode de canicule frappe la France depuis une bonne semaine. Mon copain était chez moi – je n’ai pas encore beaucoup parlé de lui, appelons-le Monsieur Nordique, parce qu’il l’est. Nordique d’Europe du Nord, pas de Lille. Comme on étouffait dans l’appartement, on est parti quelques jours à la campagne, là où l’air était plus respirable qu’en centre-ville. Mais il a bien fallu revenir en ville. J’ai eu jusqu’à 37 degrés dans ma chambre en soirée. J’aurais préféré être seule dans mon lit, qui supporte d’avoir un bras ou une jambe contre soi par cette température ? Qui pense même à s’envoyer en l’air ?
Je n’ai pas la climatisation, c’était un projet à un moment donné, mais je ne suis pas si souvent chez moi, et mon bilan carbone est déjà bien suffisamment dégueulasse comme ça.
L’autre matin, j’ai lancé Facebook, ce qui arrive de plus en plus rarement, je suis tombée sur cette vidéo de Yann Barthès qui se moque des gens qui vivent sous les toits et se sentent obligés de le préciser. Comme j’en fais partie, je me sentie obligée de publier une note sur le blog.
J’hésite entre le trente-septième degré et le mépris total d’un Parisien hors-sol.
Quoi qu’il en soit, un animateur d’une émission autant regardée peut-il se permettre de se foutre des gens qui meurent de chaud, au sens propre ? De ceux qui doivent passer leurs nuits dans des hôtels ou dans des parcs pour dormir un peu au frais ? De ceux qui n’ont pas de plan B, de ceux qui en souffrent encore plus que moi ?
Personnellement, je m’en sors avec deux ventilateurs, même si j’ai lu à droite et à gauche que les ventilos réchauffent plus la pièce qu’autre chose.
Je vis quasi nue et je prends 3 douches par jour. Je dors sur une serviette en éponge par-dessus le drap pour ne pas le flinguer en transpirant et avoir à le changer tous les matins.
Puis s’il y a bien quelque chose dont on se fout, c’est bien l’avis de Yann Barthès, après tout.




