Du droit inaliénable de l’accès au web

En ce long weekend de Toussaint, je suis partie quelques jours avec Monsieur Geekette pour une escapade romantique. #3615mylife (oui je suis née à l’heure du Minitel et alors?). Il se trouve que dans la ville où nous nous sommes rendus, nous avons quelque peu eu du mal à trouver une connexion Internet. Non pas que lorsque l’on part en weekend nous en ayons tellement besoin, mais bon, les habitudes, tout ça… Donc pas de wifi public, pas de cyber café, pas de 3G, et l’accès WiFi de l’hôtel en panne. Ballot. Juste un PC en bas dans le hall, où plein de gens qui n’avaient que ça à foutre d’aller checker leurs mails plutôt que d’aller visiter la ville attendaient. Oh wait…

pas de wifi à l etranger

Ce n’est pas mon premier weekend sans Internet. J’y ai même survécu. Et plusieurs fois. #win

Qui ne s’est jamais retrouvé comme un con à attendre des heures dans un aéroport avec un iPhone sans 3G ni wifi? T’as beau errer partout à la recherche désespérée d’un WiFi non sécurisé quelque part, à regarder de travers les mecs qui ont activé les données à l’étranger mais qui se la pèteront moins quand ils auront la facture, ben ça sert plus à rien, un iPhone. T’as beau avoir plein de jeux et applications merveilleuses, tu en fais vite le tour.

C’est vrai, Internet est à tel point rentré dans notre quotidien que dès lors que l’on se pose une question culturelle, Google est là. Perdu? L’appli Plan (ou autre) nous guide. Envie de dire une connerie drôle? Twitter ou Facebook. Ca dépend du niveau de la blague. Une musique dans un bar? Shazaam. A l’étranger? Rien de tout cela.

Je suis parfaitement consciente de mon problème d’addiction au web. Au début de l’été, j’ai même essayé de déconnecter 1h/jour. J’ai vite arrêté, sans même m’en rendre compte.

Tout ça pour dire qu’en 2011, comment est-il possible que la data soit encore bridée à l’étranger? Ça me rappelle l’époque où j’avais dû demander à SFR l’option -gratuite- SFR Monde. D’où le droit d’être joignable à l’étranger était une option (même gratuite)? On parle d’un accès web, pas d’un truc de ouf inaccessible. OK moi j’en ai besoin pour mon confort personnel, il n’y a pas mort d’homme à ce que je passe un weekend déconnectée -il paraît que ça fait même du bien. Mais je peux imaginer des gens pour qui c’est leur boulot, ou qui ont besoin d’avoir des nouvelles de quelqu’un, ou tout autre raison. Même si je trouve que faire une MAJ de Plants VS Zombies est une raison valable (parce que je suis toujours bloquée), mais passons.

Puis bon, je focalise sur le web à l’étranger, mais il serait aussi bien qu’en France, à l’heure où de plus en plus de démarches administratives ou de tâches quotidiennes passent par Internet, que le web soit accessible vraiment à tous, et qu’il ne nous soit pas restreint. Par-là, j’entends bridages divers (Free, Orange and Cie), neutralité du web, blablabla.

Je ne sais plus où j’ai lu qu’il y a -longtemps- l’eau chaude était une option à demander dans les hôtels. Comme le net aujourd’hui. Soyons progressiste, que diable!

Quoi qu’il en soit, je pense, que dis-je, IL FAUT que l’Union Européenne, qui est forte pour harmoniser des trucs dont je ne suis pas toujours sûre de l’utilité ni de la pertinence, devrait s’aligner sur la Finlande. Souvenez-vous, la Finlande avait fait d’Internet en droit en 2010.

Helsinki, ses rennes, sa lumière, son port… mon prochain séjour.

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15 commentaires pour “Du droit inaliénable de l’accès au web

  1. Ah ah ah la G33kette et la technologie, quand ça ne veut pas, ça ne veut pas 😀

    Mdr, toujours bloqué à ton jeu iphone… J’adore le petit rappel pour ceux qui aurait oublié, il faut l’aider hein 😉

    Et pour dire une connerie, je signale qu’il n’y a pas de niveau !!! Il faut qu’elle sorte, c’est meilleur pour la santé… C’est un peu… Excusez moi du manque de tact qui vient poindre son nez et son odeur (si j’puis dire :p)… C’est un peu, donc, comme les pets, il ne faut pas se contenir !! 😀

  2. Dis, tu crois pas plutôt qu’on est juste un peu trop connecté et dépendant de cette connexion?

    Après, c’est vrai que ça leur coûte rien aux fournisseurs d’accès (au contraire, ils prélèvent déjà pas mal sur notre dos) de mettre un peu de Wifi par ci par là. Donc d’un côté je dis oui à l’Internet comme droit (inaliénable)!

  3. Sais-tu que comparé à la Belgique, malgré les restrictions auxquelles nous faisons face, nous avons un choix conséquent d’opérateurs ainsi que des tarifs dont nos amis d’outre-Quiévrain rêvent ?
    Une première étape serait tout d’abord que chaque citoyen européen puisse bénéficier d’un accès internet, ne comportant pas de trop nombreuses restrictions, dans son propre pays…

  4. Mine de rien tu pointes dans ton article la grande hypocrisie des F.A.I français : selon leurs cartes, la couverture avoisine les 95 %, dans la pratique on à la l’impression d’être en permanence dans les 5 % hors couverture dès que l’on quitte une grande agglomération.

    Gros fail !

  5. Je suis parti huit jours sans ordinateur, et je n’ai pas de smartphone. J’ai pensé au ouèbe les deux premiers jours puis plus du tout. Rentré chez moi, je ne me suis pas précipité sur mon ordinateur : je ne suis pas aussi atteint que je croyais et quelque part ça me rassure !

  6. Moi dans le genre ce qu’y m’a tuer. On c’était offert un petit kiffe au Bellagio a Las Vegas y a deux ans, pas de wifi que du câble, le prix du câble 30$ : s

  7. Pire, moi je suis avec un vieux code free wifi et une connexion qui ne dépasse pas les 54. C’est une souffrance d’écrire des articles, de voir internet se couper et recommencer…

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