londres sin city

De mon retour à Sin City

Le blog est en pause depuis mon retour en France le mois dernier.
J’ai évidemment plein de trucs à raconter, mais je manque de temps pour le faire.
Puis le blog tombe souvent en ce moment, quelqu’un qui a une vie sûrement passionnante s’amuse à lancer des attaques contre le serveur et à chercher les failles du WordPress.

Bref, après mon retour en France mi-août où l’information principale était la chaleur, je suis restée dix jours chez moi puis je me suis tirée à Sin City.

Déjà, dix jours dans ma ville, c’était bien suffisant, puis ça faisait trois ans et demi que j’avais quitté Sin City, cette ville que j’aime tant depuis que j’y ai vécu quelques mois lorsque j’étais étudiante et dans laquelle je me verrais bien m’installer.

Et puis, j’ai quelqu’un à oublier, alors il fallait que je parte.

Vacances à la plage erasmus

J’avais quitté Sin City en partie parce que j’avais le sentiment que j’y avais ma place et que je me sentais tellement attirée par elle que je n’osais pas forcément m’engager dans ma vie « réelle », entre autre acheter un appartement avec mon ex, Monsieur Geekette. Si je m’ancrais, c’était la fin de ma vie potentielle là-bas. Enfin, ce n’est pas si simple mais il y a une part de ça.
Mais maintenant que je suis célibataire, maintenant que j’ai vendu l’appartement que nous avions acheté, maintenant que nous sommes dépacsé, maintenant que je suis libre (et p’tain, qu’est-ce que c’est bon), je suis retournée à Sin City pour une dizaine de jours.

Arrivée à l’aéroport, j’ai eu le sentiment de rentrer à Sin City, et non pas d’y venir.

J’ai pris le métro sans le chercher parce que je sais qu’il faut prendre à gauche quand on sort de la zone où on récupère les bagages, j’ai tenté de frauder parce que l’aéroport est loin du centre et que le billet est cher mais je me suis ravisée en me disant que je n’étais plus une étudiante en galère et qu’il ne fallait pas que je fasse ma française, même si je n’étais pas en train de brailler inutilement.
J’ai retrouvé celui chez lequel j’ai posé mes valises. C’était chouette de prendre du temps pour papoter autrement que par Telegram.

Tout au long de la semaine, j’ai marché dans les rues de Sin City. C’était normal.
J’ai fait les courses au magasin bio du coin. C’était normal.
Je suis allée travailler avec mon PC dans un café. C’était normal.
Je suis allée courir le long du fleuve. C’était normal.
Nous sommes partis en week-end, comme si j’habitais à Sin City. C’était normal.
J’ai fait des apéros avec des amis de l’ancien temps. C’était normal.
J’ai sympathisé avec un voisin de mon pote, on a discuté du quartier. C’était normal.
Je suis allée boire des coups dans mon pub préféré (qui existe toujours, ouf). C’était normal.
J’ai couru pour attraper le métro même si je n’étais pas en retard. C’était normal.
J’ai renseigné par deux fois des touristes égarés sur leur meilleur trajet à emprunter. C’était normal.
J’ai regardé des séries avec mon ami en buvant des tisanes et en disant des conneries. C’était normal.

Ma vie à Sin City est toujours là et m’attend. Elle serait ma vie normale, bien que pas normale aux yeux de ma mère et de la société.

Je repars bientôt travailler quelques mois à l’étranger, mais à mon retour, c’est sûrement à Sin City que je poserai mes valises. Ou dans ma ville du nord. Je suis tiraillée.

PS : en dépit de mes deux fabuleux visuels, Sin City n’est ni Londres, pas suffisamment au nord, ni Barcelone, trop au sud.

Spread the world !Tweet about this on Twitter
Twitter
Share on Facebook
Facebook

21 commentaires pour “De mon retour à Sin City

  1. Moi je sais où est Sin City.

    Si vous tenez vraiment à savoir, je vais ouvrir un compte de crowdfunding et faudra atteindre… beaucoup. Trop.
    Parce qu’en fait je crois que je ne suis pas capable de lui faire un sale coup à ma Geekette…
    A notre Geekette…

      1. Un aller simple. On plaque tout et tu me fais découvrir Sin City. On vit intensément, on brûle de l’intérieur. Le monde nous appartient, on se fout de tout. La nuit, le jour, qu’importe ? …


        Bon, je vous laisse, faut que j’aille chercher les gosses.

  2. Hmm… Voyons, une ville en France avec un fleuve, un métro, visiblement au moins une école ou une fac pas loin si tu y étais en tant qu’étudiante et qui n’est pas suffisamment craignos pour effrayer les touristes…

    Toulouse ?

Répondre à jjjjeeeeffff Annuler la réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Articles similaires

Commencez à saisir votre recherche ci-dessus et pressez Entrée pour rechercher. ESC pour annuler.

Retour en haut